VENUS EROTICA

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Les lecteurs du célèbre Journal d'Anaïs Nin savent qu'en 1950, sur l'instigation d'un mystérieux collectionneur, Henry Miller et Anaïs Nin écrivirent des " érotiques". L' exigeant collectionneur demandait à ce que l'on insiste sur le sexe, au détriment de toute poésie, ce qui choquait profondément les convictions d' Anaïs Nin.
Longtemps, ces textes furent mis en sommeil.
Depuis sa publication, ce livre n'a cessé de figurer sur la liste des best-sellers et la critique a accueilli avec enthousiasme ces textes particulièrement révélateurs du talent romanesque d'Anaïs Nin.

 

"Dans les éroticas, j'ai écrit avant tout pour divertir, poussée par un client qui désirait que je « laisse de côté la poésie ». Je croyais que mon style était plus ou moins emprunté aux ouvrages écrits par des hommes sur ce sujet. Pour cette raison, j'ai longtemps cru que j'avais compromis ma véritable féminité dans ces textes. Et je les ai mis de côté.

En les relisant, bien des années plus tard, je m'aperçois que ma propre voix n'a pas été complètement étouffée. Dans de nombreux passages, de façon intuitive, j'ai utilisé le langage d'une femme, décrivant les rapports sexuels comme les vit une femme.

J'ai finalement décidé de publier ces textes érotiques, parce qu'ils représentent les premiers efforts d'une femme pour parler d'un domaine qui avait été jusqu'alors réserve aux hommes.

Si la version non expurgée de mon Journal est finalement publiée un jour, ce point de vue féminin sera exprimée encore plus clairement. Cela montrera que les femmes ( et moi-même dans le Journal) n'ont jamais séparé l'acte sexuel du sentiment, et de l'amour de l'homme tout entier." 

ANAÏS NIN, Los Angeles, septembre 1976.

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